« Si l’on est blessé par une flèche empoisonnée, l’important est d’abord de la retirer,
ce n’est pas le moment de s’interroger d’où elle vient, qui l’a tirée, de quel poison s’agit-il »

Dalaï Lama

Qu’est ce qu’un traumatisme psychique ?

Le traumatisme psychique est l’effet sur le psychisme de certains événements qui vont entraîner une « blessure » du psychisme. Il est difficile de dire ce qui constitue un évènement éprouvant, car un même évènement peut être plus traumatisant pour certaines personnes que pour d’autres. Les traumatismes (récents ou anciens) peuvent être nombreux et variés. Ceux que je rencontre le plus souvent à mon cabinet, sont les violences physiques et psychologiques, les abus sexuels, les accidents graves, les décès, les maladies graves, les incendies, les situations d’attentats…

Il peut s’agir également d’événements de vie qui, la plupart du temps, passent inaperçus et peuvent être source d’émotions ou de comportements inadaptés ou excessifs dans la vie quotidienne (enfance perturbée, séparations, fausses couches et IVG, deuils, difficultés professionnelles, déménagement…)

Ces perturbations émotionnelles peuvent s’exprimer sous diverses formes : stress post-traumatique, irritabilité, angoisses, cauchemars, tendance à l’isolement, état dépressif, comportement agité voire violent, douleurs physiques, somatisations, régression chez l’enfant… D’autres troubles psychologiques relèvent aussi, dans certains cas, de traumatismes (parfois non conscients) : dépression, addictions, troubles du comportement alimentaire, attaques de panique, phobies, troubles de l’attachement…

Elles apparaissent quand notre cerveau est dépassé par un choc ou plusieurs chocs traumatiques et n’arrive pas à traiter (ou digérer) les informations comme il le fait ordinairement. Ils restent bloqués sur le ou les évènements, sans que nous en ayons conscience, et ce sont les vécus traumatiques non digérés qui sont sources de ces perturbations.

Comment les traumatismes affectent le cerveau ?

La personne peut éprouver des sentiments accablants de détresse, de peur et d’impuissance. Les événements traumatisants qui surviennent pendant l’enfance peuvent modifier le fonctionnement du cerveau et du corps. Les traumatismes peuvent affecter les émotions, la mémoire, la pensée, la perception de soi et les relations.

Comment se déroule les séances ?

Cette thérapie permet de remettre en route les mécanismes naturels de traitement de l’information, et ainsi les traumatismes peuvent être retraités (ou digérés), même de nombreuses années plus tard.

Elle vise à libérer la personne de sa souffrance, de dépasser ses blocages et repose sur la stimulation alternée de chaque côté du corps par des mouvements oculaire, en même temps que la personne se reconnecte mentalement à l’événement traumatique.

Le processus de retraitement du protocole est un processus conscient de retraitement. Il correspond à ce que fait naturellement notre cerveau en phase de sommeil. À savoir, des séries de stimulations bilatérales alternées, le cerveau stimule alternativement du côté gauche / droit, soit par des mouvements oculaires, soit par des stimulations tactiles et sonores.

Ces séries de stimulations bilatérales continuent jusqu’à ce que le souvenir de l’évènement ne soit plus source de perturbations mais soit associé à des ressentis calmes ainsi qu’à des pensées positives et constructives.

Il faut parfois plusieurs séances pour traiter un seul souvenir et diffère pour chaque personne selon son vécu, sa personnalité, ses ressources et sa culture. Une séance de libération de choc émotionnelle dure entre 60 à 90 mn.