“Seuls ceux qui évitent l’amour peuvent éviter
le chagrin du deuil. L’important est de croître,
à travers le deuil et de rester vulnérable à l’amour.”

john Brantner

Développée par John Bowlby, en 1958, la loi de l’attachement est au cœur de tout travail de deuil. En effet, si il n’y a pas d’attachement à une personne, un animal, à une chose, un but, à un idéal… Il n’y a pas vraiment de deuil.

L’être humain a besoin d’attachement. Ce célèbre psychiatre et psychanalyste britannique, célèbre pour ses travaux sur la relation mère-enfant, à mise en évidence les besoins de sécurité de l’enfant qui l’amènent à investir de l’énergie, de l’amour dans des relations qui deviennent fondamentaux pour lui, pour sa survie.

L’attachement est alors dirigé vers quelques personnes spécifiques, comme les parents, les frères et sœurs… Ce sont eux qui enseigne à l’enfant à établir des liens émotionnels. Cet attachement existe également dans le monde animal. Le jeune mammifère, à mesure qu’il grandit, quitte l’objet de son attachement pour des périodes de plus en plus longue géographiquement. Néanmoins, lorsqu’il a besoin de support ou de sécurité, il revient vers l’objet de son attachement.

Chez les êtres humains, lorsque la relation parent-enfant n’est pas sécure et adéquate, l’attachement peut être tisser d’anxiété, faible, voir complètement absent. Cette incapacité à s’attacher peut aussi se produire par absence de stabilité, changements trop fréquents de personnes significative, lorsque l’enfant est ballotté d’une famille gardienne à une autre, d’un orphelinat à un foyer… Instinctivement, l’enfant recherchera cette stabilité à l’extérieur du foyer (faisant défaut). Dans toutes ces situations, il y a une incapacité à s’attacher ou, en d’autres termes, à s’investir affectivement dans une relation.

Les liens relationnels se construisent dans le temps. Toute l’évolution d’une relation est stockée dans la mémoire sous forme de symboles qui deviennent une représentation intérieur de la relation. Ces symboles sont associés à des sentiments, à des émotions. Ces images vont influencer les interactions et les perceptions qu’a la personne dans sa relation à autrui.

Au moment de la séparation, ce sont toutes ces images, tous ces symboles qui vont être réactivés. Dans le phénomène du deuil (ou de la rupture) nous pleurons tout ce qui a existé, tout ce qui aurait pu exister et tout ce qui a existé et qu’on regrette et que l’on voudrait modifier.

#deuil

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